Algaia exploite tout le potentiel des algues

Portrait d’Adhérent – ALGAIA

Fondée en 2016, l’entreprise Algaia, spécialisée dans la transformation industrielle d’algues, connaît une croissance rapide. Elle poursuit sur cette lancée en innovant et en étoffant en permanence sa gamme de produits grâce à de nouveaux process développés en interne.

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« Notre entreprise a connu une croissance et une évolution rapides. Dès 2017, nous avons acquis un site industriel dans le Finistère, dans lequel nous transformons les algues récoltées en mer à quelques kilomètres. Cette proximité nous permet de travailler des algues fraîches, donc d’optimiser les fonctionnalités de nos produits, tout en réduisant notre empreinte carbone en privilégiant les circuits courts » explique Frédéric Faure, cofondateur et directeur général de l’entreprise.

Algaia travaille essentiellement 3 variétés d’algues : la laminaria digitata, la laminaria hyperborea et l’ascophyllum nodosum, dont elle extrait des composés utilisés dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la cosmétique et du dispositif médical. «L’agroalimentaire représente 90% de notre activité, poursuit Frédéric Faure. Nos produits apportent principalement de la texture grâce aux alginates, qui ont des propriétés stabilisantes, épaississantes et gélifiantes. » En cosmétique, ce sont les mêmes fonctions qui sont recherchées « et qui permettent d’apporter de la « tenue » à des shampoings, des crèmes ou encore des savons liquides. » Quant au monde médical, la pâte d’alginate est, par exemple, utilisée par les dentistes pour réaliser des empreintes dentaires.

Les algues au service de l’agriculture

L’entreprise a également installé un centre de R&D à Saint-Lô en Normandie, « pour développer et mettre au point les nouvelles technologies de bioraffinerie qui seront ensuite déployées sur notre site industriel avec pour objectif ultime de développer de nouveaux produits et de valoriser ainsi à terme jusqu’à 100% de la matière première prélevée en mer. Nous venons par exemple d’ajouter une nouvelle unité de production dans laquelle nous produisons des biostimulants depuis 2019, issus de la co-extraction, destinés à l’agriculture afin de proposer des alternatives aux fertilisants et pesticides plus conventionnels issus de la pétrochimie. » Frédéric Faure en est convaincu, ces nouvelles applications représentent un marché d’avenir pour l’entreprise : « Nous extrayons de nos algues les différents sucres qui viennent « réveiller » certaines propriétés de défense naturelle des plantes. Ces composés, pulvérisés pendant des phases de développement précis de la plante comme par exemple la germination, stimulent les plantes et activent des mécanismes naturels qui vont les protéger durablement. Bien qu’on ne puisse pas parler de « vaccination », le mécanisme est toutefois assez analogue dans son principe. Tous les essais en champs réalisés dans différents pays comme en France, au Brésil, en Inde, etc., donnent des résultats probants. Nous sommes convaincus du potentiel de ces nouveaux produits efficaces et sans impacts négatifs sur l’environnement. Surtout dans un contexte environnemental comme celui d’aujourd’hui… » Et Frédéric Faure de conclure : «Nous sommes évidemment dans une logique d’entreprise et de rentabilité, mais également dans une logique de développement durable. »

Pourquoi adhérer au Pôle IAR ?

Avec son réseau d’adhérents, le Pôle offre de multiples interconnexions avec des professionnels de nombreux secteurs d’activités. C’est très enrichissant. Il accompagne notamment des entreprises spécialisées dans le domaine des micro-algues et qui proposent des offres complémentaires à la notre. Nous pouvons projeter d’échanger et de collaborer afin d’enrichir mutuellement nos pratiques, voire nos gammes de produits.

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