Adoption du plan Bioéconomie 2019 – 2022 de la région Grand Est

La Région Grand Est a adopté, lors de la Séance plénière du 17 octobre 2019, son Plan Régional en faveur de la Bioéconomie : une stratégie au service de la croissance et de la compétitivité des entreprises du territoire, portée par l’ensemble des acteurs.

Le pôle IAR, impliqué aux côtés de la Région Grand Est, sera un allié clé dans le déroulement et la coordination de cette stratégie.

 

La parole à…
Jean ROTTNER, Président de la Région Grand Est :

« Depuis trois ans, nous travaillons à la définition de cette stratégie régionale pour le développement de l’économie de demain, une économie forte, compétitive et respectueuse de notre environnement.

Nous sommes enfin prêts à coordonner, avec le pôle IAR, la mobilisation générale pour accélérer la transformation de notre économie. Nous devons passer d’une économie principalement basée sur les ressources fossiles, comme le pétrole et le charbon, vers une économie principalement basée sur les bioressources, issues de la transformation des végétaux, de notre agriculture, nos forêts, des résidus biosourcés de notre activité économique.

La clé de ce changement, c’est la Bioéconomie. En améliorant la valorisation des biomasses provenant de nos terres, produites grâce à l’énergie solaire et la photosynthèse, nous nous nourrissons, nous logeons, nous chauffons et nous déplaçons grâce à des énergies renouvelables. Mieux, nous agissons contre le changement climatique et créons des emplois dans nos territoires non délocalisables.

Ce cercle vertueux doit devenir notre objectif à tous, individuellement et collectivement. Avec les acteurs agricoles, industriels, économiques, académiques, les collectivités, l’Etat et l’Europe. Je veux faire du Grand Est l’un des leaders européens en matière de Bioéconomie. Cette dynamique nécessite l’engagement de toutes et tous, au-delà de nos frontières régionales.

En appui aux politiques régionales d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, cette stratégie régionale pour le développement de la Bioéconomie va nous permettre de réconcilier le développement économique de la Région Grand Est avec notre ambition écologique et agricole. »

 

Objectifs et actions du Plan Bioéconomie

La feuille de route du Plan Bioéconomie se base sur cinq priorités :

1. Mettre en place des stratégies énergétiques à l’échelle locale : l’impact environnemental lié à l’exploitation de ressources énergétiques fossiles rend indispensable la maîtrise de notre consommation d’énergies et le développement d’alternatives renouvelables incluant les bioénergies. Le Grand Est peut d’ores et déjà s’appuyer sur ses filières d’excellence : le bois-énergie, les biogaz et les biocarburants. L’objectif est de permettre à tous les territoires de développer le « bouquet énergétique » adapté à son contexte, dans un souci premier d’autoconsommation locale.

2. Développer des bioraffineries territoriales : avec un potentiel de premier plan en biomasse et la présence d’un tissu industriel dense, le Grand Est offre à ses filières de nouveaux débouchés économiques en réponse à la concurrence internationale. La Région veut structurer et développer des plateformes de bioraffineries territoriales dans une démarche d’écologie industrielle.

3. Déployer une agriculture durable pour produire mieux et plus : les agriculteurs et les viticulteurs doivent rapidement trouver des solutions économiquement viables, alternatives à l’emploi de certains intrants (fertilisants, produits phytosanitaires, etc.). Il leur faudra changer leurs pratiques pour réduire l’impact sur les écosystèmes, la santé des consommateurs et les émissions de gaz à effet de serre. Le développement de bio-intrants et l’accompagnement vers une agriculture de précision sont des priorités.

4. Des biomatériaux pour construire et rénover les bâtiments : les biomatériaux peuvent offrir une alternative à la raréfaction de certains gisements de matières minérales, et une réponse à l’impact environnemental lié à l’usage des matériaux pétrosourcés. En Grand Est, les filières locales bois et chanvre représentent un potentiel important de matériaux biosourcés. La Région souhaite développer un usage prioritaire des biomatériaux en réponse aux grands enjeux de construction/rénovation des bâtiments et en soutien à son tissu industriel complet d’assemblage automobile.

5. Une alimentation avec des ingrédients biosourcés, des emballages durables et une traçabilité accrue : pour répondre aux attentes des consommateurs (en termes de qualité mais aussi de quantité, avec la question de l’autonomie en protéines) et être plus compétitives, les entreprises agroalimentaires régionales doivent trouver des alternatives aux ingrédients artificiels tout en valorisant au mieux l’ensemble de leurs coproduits. Elles doivent aussi conditionner leurs produits avec des solutions durables (emballages biosourcés et biodégradables) tout en informant toujours mieux leurs clients (grâce à la blockchain par exemple).

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Contact presse :

Gaëlle Tortil-Texier
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